Le bien, un devoir pour tous

Par PJP, 22/05/2013

Le bien, un devoir pour tous

Messe du matin

ROME, 22 mai 2013 (Zenit.org) – La racine de « la possibilité de faire le bien », commune à tout homme, est « dans la création », déclare le pape François, pour qui « faire le bien n’est pas une question de foi », mais est « un devoir, pour tous ».

Le pape François a célébré la messe en la chapelle de la maison Sainte-Marthe, ce 22 mai 2013, en présence d’employés du gouvernorat.

Selon Radio Vatican, le pape s’est arrêté sur l’Évangile du jour, où les apôtres veulent empêcher quelqu’un qui ne suit pas Jésus de faire du bien : ils disent, a rappelé le pape, “S’il n’est pas des nôtres, il ne peut pas faire le bien. S’il n’est pas de notre parti, il ne peut faire le bien”. Et Jésus les corrige: « Ne l’empêchez pas – laissez-le faire le bien » » (Mc 9,38-40).

Fais-le bien et ne fais pas le mal

« Les disciples étaient un peu intolérants », a-t-il fait observer, et étant persuadés « d’avoir la vérité », ils pensaient que « tous ceux qui n’ont pas la vérité ne peuvent faire le bien ». Mais « c’était faux » et Jésus « élargit l’horizon », a-t-il poursuivi.

En réalité, a-t-il expliqué, « la racine de cette possibilité de faire le bien, que nous avons tous » est « dans la création » : « Le Seigneur nous a créés à son image et ressemblance, et nous sommes images du Seigneur, et Il fait le bien et nous avons tous dans le cœur ce commandement : fais le bien et ne fais pas le mal. Tous. »

Y compris, a ajouté le pape, « les non-catholiques » : tous « peuvent faire le bien » et non seulement le peuvent, mais aussi « doivent » le faire, car tous ont « ce commandement à l’intérieur [d’eux-mêmes] ».

« Au contraire, a-t-il poursuivi, cette fermeture qui fait penser que tout le monde ne peut pas faire le bien, est un mur qui porte à la guerre et à ce que certains ont pensé faire dans l’histoire : tuer au nom de Dieu… C’est tout simplement un blasphème. Dire qu’on peut tuer au nom de Dieu, c’est un blasphème ».

Le bien, terrain de rencontre

Le Seigneur a sauvés « tous les hommes » par le sang du Christ, et ils deviennent « enfants de Dieu de première catégorie » : « tous, pas seulement les catholiques. Tous ! », les athées « eux aussi », a insisté le pape.

Créés à l’image de Dieu et sauvés par le Christ, les hommes ont « tous le devoir de faire le bien », devoir qui est aussi « un beau chemin vers la paix », a-t-il estimé : si chacun en effet « fait du bien aux autres », les hommes peuvent « se rencontrer là, en faisant le bien ».

Le bien devient terrain de rencontre et permet « lentement, peu à peu », de construire « cette culture de la rencontre ».

Le pape ajoute à l’attention des athées : « Fais le bien : nous nous rencontrerons là ! ». « Faire le bien n’est pas une question de foi, c’est un devoir, une carte d’identité que notre Père a donnée à tous, car il a fait [l’homme] à son image et ressemblance. Et Il fait le bien, toujours ».

En conclusion, le pape a invité à prier sainte Rita, « patronne des causes impossibles et désespérées », fêtée ce 22 mai : « demandons-lui cette grâce, que tous, toutes les personnes fassent le bien et se rencontrent dans ce travail, qui est un travail de création, de ressemblance à la création du Père. Un travail de famille, car tous sont enfants de Dieu : tous, tous !… Que sainte Rita nous accorde cette grâce, qui semble presque impossible. »

La promotion véritable

Par PJP, 22/05/2013

La promotion véritable

ROME, 21 mai 2013 (Zenit.org) – La « lutte pour le pouvoir dans l’Église » ne doit « tout simplement pas exister », déclare le pape François qui explique que « progresser » dans l’Église c’est « s’abaisser ». Voilà « la promotion véritable », à la suite du Christ.

Le pape a en effet commenté l’évangile du jour dans son homélie pour la messe du 21 mai, à 7 h en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe du Vatican, en présence de différents groupes et personnalités. Des propos recueillis par Radio Vatican et par L’Osservatore Romano.

La lutte pour le pouvoir

L’Évangile rapporte un épisode dans lequel les disciples du Christ se demandent « qui est le plus grand » parmi eux, ce qui fait dire au pape que « la lutte pour le pouvoir dans l’Eglise, ne date pas d’aujourd’hui ».

Or Jésus affirme, a fait observer le pape, que « le vrai pouvoir », celui que « le Seigneur, par son exemple, nous a enseigné », c’est « le pouvoir du service ».

Le Christ lui-même « est venu non pour se faire servir, mais pour servir, et son service a été un service de la Croix », a-t-il fait observer: « Il s’est abaissé jusqu’à la mort, la mort par la Croix, pour nous, pour nous servir, pour nous sauver. Et dans l’Église il n’existe aucune autre route pour aller de l’avant. Pour le chrétien, aller de l’avant, progresser signifie s’abaisser. Si nous n’apprenons pas cette règle chrétienne, jamais, jamais nous ne pourrons comprendre le vrai message de Jésus sur le pouvoir ».

Progresser, a expliqué le pape François, c’est « s’abaisser », c’est « être toujours au service ». Ainsi, le plus grand est « celui qui sert le plus, qui est le plus au service des autres »: voilà la « règle chrétienne ».

C’est pourquoi au lieu de parler de « promotion » pour l’avancement de la carrière, le pape invite à dire: « celui-là a été promu à la Croix, celui-là a été promu à l’humiliation »; « voilà la vraie promotion, celle qui ressemble le plus à Jésus ! »

La grâce à demander

Il a cité les Exercices spirituels de saint Ignace de Loyola, où celui-ci invite à demander au Seigneur Crucifié « la grâce des humiliations »: c’est là « le vrai pouvoir du service de l’Église » et « le vrai chemin de Jésus, la vraie promotion, et non pas les promotions mondaines ».

En d’autres termes, pour le pape, « le chemin du Seigneur est le service : comme Lui a réalisé Son Service, nous devons marcher à sa suite, sur le chemin du service »: « Voilà, a insisté le pape, le vrai pouvoir dans l’Église. Et je voudrais aujourd’hui prier pour nous tous, pour que le Seigneur nous donne la grâce de comprendre cela : que le vrai pouvoir dans l’Église, c’est le service. Et pour comprendre la règle d’or qu’Il nous a enseignée par son exemple : pour un chrétien, progresser, aller de l’avant signifie s’abaisser, s’abaisser. Demandons au Seigneur cette grâce. »

Les potins assassins

Par PJP, 20/05/2013

Les potins assassins

Homélie du matin, 18 mai 2013

ROME, 20 mai 2013 (Zenit.org) – Pour ne pas être « un chrétien de bonnes manières et de mauvaises habitudes », qui « se mêle de la vie des autres », le pape a indiqué cinq façons de parler à proscrire, lors de la messe du samedi 18 mai 2013.

Le dialogue entre Jésus et ses disciples est toujours « un dialogue d’amour », y compris après la trahison de Pierre, a constaté le pape. Mais Pierre, comme tout homme, a « la tentation de se mêler de la vie d’un autre » : « Et lui, Seigneur, que lui arrivera-t-il? Jésus lui reproche : si je veux qu’il reste jusqu’à ce que je vienne, est-ce ton affaire? » (Jn 21, 20-25)

Pour le pape, « cette parole est forte : est-ce ton affaire? Qu’importe pour toi si je veux cela? » Si Pierre, évêque de Rome, subit lui aussi la tentation « de faire le fouineur », tout chrétien est invité à un examen de conscience : « combien de fois sommes-nous tentés de faire cela? Le dialogue, ce dialogue d’amour avec Jésus, est entraîné sur une autre voie… »

« Se mêler de la vie de l’autre a tant de modalités », a ajouté le pape, dressant la liste de cinq façons de communiquer « destructrices » dans l’Église, rapportées par L’Osservatore Romano : la comparaison, le « potin », la désinformation, la diffamation et la calomnie.

L’envie rouille le chrétien

La comparaison, a-t-il expliqué, c’est se demander sans cesse : « Pourquoi à moi et non pas à l’autre? Dieu n’est pas juste! » Sainte Thérèse de l’enfant Jésus s’est aussi posé cette question, a-t-il rappelé : « quand elle était enfant, elle a eu la curiosité de comprendre pourquoi Jésus ne semblait pas juste : à l’un il donne tant et à l’autre si peu. Elle a posé la question à sa grande soeur qui a pris un dé à coudre et un verre. Elle les a remplis d’eau et lui a demandé : dis-moi, Thérèse, lequel des deux est-il le plus plein? Mais tous les deux sont pleins! »

« Jésus est ainsi », a poursuivi le pape : peu importe que l’on soit « grand » ou « petit », il s’agit d’être « plein de l’amour de Jésus et de la grâce de Jésus ».

La comparaison aboutit « à l’amertume et l’envie ». « C’est ce que veut le diable : on commence à louer Jésus et puis, par cette route de la comparaison, on termine dans l’amertume et dans l’envie », a fait observer le pape.

Au final, l’envie « rouille la communauté chrétienne » et « fait tant de mal, tant de mal à la communauté chrétienne », a-t-il déploré.

Chrétiens éduqués, mais méchants

Le pape a poursuivi en soulignant la duplicité du « potin » : « On commence par une expression de personne bien éduquée : « Je ne veux dire de mal de personne, mais il me semble que… » et ça se termine en « écorchant » le prochain ».

Le commérage en effet, « c’est s’écorcher, se faire du mal l’un à l’autre », comme pour « diminuer l’autre afin de se faire grand ». « Ça semble de bon ton de commérer… je ne sais pas pourquoi, ça a l’air bien », a fait observer le pape François, illustrant avec l’image du « caramel » : on commence par « en prendre un : Ah que c’est bon! et puis un autre, un autre, un autre », et ce jusqu’au « mal de ventre ».

Le commérage de même « est doux au début et puis il abîme l’âme. Les ragots sont destructeurs dans l’Église. C’est un peu l’esprit de Caïn : tuer son frère, par la langue ».

Le pape a mis en garde : si le « potin » peut se faire « avec de bonnes manières », cependant sur cette route les chrétiens deviennent « chrétiens de bonnes manières et de mauvaises habitudes. Chrétiens éduqués, mais méchants ».

« Donner une gifle à Jésus »

Le pape François a évoqué trois autres discours négatifs qui sont des « péchés » : désinformation, diffamation et calomnie sont comme « donner une gifle à Jésus » à travers ses frères, a-t-il estimé.

La désinformation revient à « dire seulement la moitié qui convient et non l’autre moitié moins avantageuse pour soi ». La diffamation, c’est « faire le journaliste » lorsqu’« une personne a fait une grosse faute », et « détruire sa renommée ». Et la calomnie, « dire des choses qui ne sont pas vraies », c’est finalement « tuer le frère ».

En outre, a-t-il ajouté, aucun discours portant atteinte à une personne n’est nécessaire : « le Seigneur le sait, car il connaît [chaque homme] comme [il est] ».

« Suis-moi » d’abord

En résumé, lorsque Jésus dit à Pierre « est-ce ton affaire? Mais toi, suis-moi! », il « montre la route : ne pas regarder de ci ou de là ».

« Suis-moi! La comparaison avec les autres ne fera pas de bien, mais portera à l’envie et l’amertume. Suis-moi! Les commérages ne feront pas de bien, car ils porteront à l’esprit de destruction dans l’Église. »

« Suis-moi! Cette parole de Jésus est belle, elle est si claire, elle est pleine d’amour », a souligné le pape, qui a exhorté: « Ne rêvassez pas en pensant que le salut est dans la comparaison avec les autres ou dans le commérage. Demandons au Seigneur qu’il nous donne cette grâce de ne pas nous mêler de la vie des autres, de ne pas devenir des chrétiens de bonne manière et de mauvaises habitudes ».

Pape François

/dm

À la recherche de la Vérité

Par PJP, 15/05/2013

Le Saint-Esprit guide l’Église, ainsi que chacun d’entre nous, dans la recherche de la Vérité. La Vérité n’est pas une chose à saisir, mais une personne à rencontrer : la personne même de Jésus-Christ. C’est seulement en rencontrant Jésus qu’il est possible de connaître la Vérité. Or le Saint-Esprit est le Paraclet, c’est-à-dire celui qui nous vient en aide pour nous faire vivre cette rencontre, et affirmer : Jésus est Seigneur. Comment le fait-il ? Le Saint-Esprit nous fait souvenir des paroles de Jésus et il inscrit dans notre cœur la loi de l’Évangile, qui devient le guide de notre vie, la référence de nos choix et de notre comportement. De plus, par le Saint-Esprit, le Père et le Fils viennent habiter en nous, de sorte que nous acquérons un authentique sens de la foi. Le Saint-Esprit nous fait adhérer, sans erreur possible, à la foi transmise et enseignée par le Magistère ; et il nous donne d’en vivre pleinement. À l’exemple de la Vierge Marie, qui sut si parfaitement ouvrir son cœur au Saint-Esprit et recevoir la Vie, nous avons besoin de nous laisser illuminer de sa lumière, afin que la foi dans le Christ mort et ressuscité oriente désormais toute notre existence.

Pape François

http://www.youtube.com/watch?v=pxWOKsXAuLw

/dm

Catéchèse du pape François

Par PJP, 08/05/2013

CATÉCHÈSE DU PAPE FRANÇOIS

Chers frères et sœurs, le temps pascal est par excellence celui du Saint Esprit. Mais qui donc est-il? Le Saint Esprit est vraiment Dieu avec le Père et le Fils. Il est le don, l’eau vive qui vient étancher en profondeur la soif irrésistible de vie que tout homme éprouve au fond même de son être : une vie qui soit belle, juste et bonne, une vie qui se déploie en plénitude et

ne connaisse jamais la mort. Le Saint Esprit nous est donné afin que toute notre vie soit animée par Dieu, guidée et soutenue par lui. C’est dans ce sens que l’on peut dire que le chrétien est un homme spirituel : mû par le Saint Esprit il pense et agit comme Dieu. En est-il ainsi de nous ? Pensons-nous,

agissons-nous toujours selon Dieu ? Ou bien nous laissons-nous parfois guider par des réalités autres que lui ? En nous rendant participant à la vie même de Dieu, qui est Amour, cette eau vive nous désaltère en profondeur. Comme nous l’enseigne saint Paul : « l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par le Saint Esprit qui nous a été donné » . Le Saint Esprit nous introduit dans la Vie divine et nous fait « fils dans le Fils unique ». C’est ainsi que, sous la mouvance du Saint Esprit, rendus vraiment fils adoptifs, nous pouvons en toute vérité crier vers Dieu : Abba, Père. Voilà donc le don précieux que le Saint Esprit dépose en notre cœur : la vie des fils de Dieu, la vie même de Dieu. Ce rapport nouveau de filiation divine transforme aussi notre rapport avec les autres, qui deviennent des frères dans le Christ, des frères à respecter et à aimer.

Source: ZENIT.ORG

Vente de garage dans notre stationnement

Par PJP, 05/05/2013

Nous vous proposons de nouveau, cette année, de louer une table au coût de 25 $ pour notre vente de garage dans le stationnement de la paroisse, le samedi 25 mai prochain, entre 7 h 30 et 15 h. Pour information et réservation: 514-321-3644.

As-tu donné ton cinq?

Par PJP, 03/05/2013

As-tu donné ton cinq hebdomadaire?


Première communion, Confirmation, Sainte Trinité et Fête-Dieu

Par PJP, 03/05/2013

PREMIÈRE COMMUNION ET CONFIRMATION

Comme chaque année, le mois de mai est le mois où nos jeunes vivront leurs sacrements d’Initiation chrétienne que sont:

la Communion et la Confirmation. Pour la préparation immédiate à ces événements, ils participent à une journée retraite. Les jeunes de la première communion ont déjà fait la leur, le 4 mai au sanctuaire Marie-Reine-des-Cœurs, quant aux jeunes de la confirmation, ils visiteront la Basilique Notre-Dame, samedi prochain, le 11 mai. Ces sacrements seront célébrés tous les deux, la fin de semaine de la Pentecôte, à savoir, le samedi 18 mai à la messe de 16h30 pour la Confirmation, et le dimanche 19 mai à la messe de 10 h 30 pour les premiers communiants. Nous accueillerons à l’occasion des confirmations Mgr Émilius Goulet, p.s.s., évêque émérite de Saint Boniface, retiré au Petit Séminaire de Saint-Sulpice, dans le Vieux-Montréal.

LA TRÈS SAINTE TRINITÉ

À cette occasion, nous avons l’habitude de souligner la grâce du baptême qui a fait de nous des enfants de Dieu.

INFORMATION POUR INVITATION À LA FÊTE DES BAPTÊMES

Invitation aux familles qui ont fait baptiser leur enfant à la paroisse Sainte-Angèle dans la dernière année.

Nous aimerions bien revoir les bébés.

Dimanche de la Trinité 26 mai  à la messe de 10h30

Arrivée vers 10h15. Quelqu’un sera là pour vous accueillir à l’entrée ou à l’avant de l’église.

Emmener les enfants plus vieux. Il y a une activité pour eux à la salle paroissiale pendant une partie de la messe.

Tous sont invités à la salle paroissiale après la messe pour café, jus et biscuits.

Nous voulons afficher une photo des bébés dans l’église. Nous envoyer une photo soit par internet à : angelemerici@videotron.ca  ou par la poste :

5275 Lavoisier,

Saint-Léonard, QC,

H1R 1J5.

LA FÊTE-DIEU : La Solennité du Corps et du Sang du Seigneur.

Réservez donc votre dimanche 2 juin, car la messe sera suivie de la Procession. Veuillez noter qu’à cette fête, il y aura une messe unique à 10h, réunissant les deux communautés, francophones et italophones. Une fête suivra.

Merci d’apporter des bouchées pour nous rassembler une dernière fois avec les jeunes de la catéchèse et leur famille.

L’Église est une « histoire d’amour »

Par PJP, 24/04/2013

L’Église est une « histoire d’amour »

ROME, 24 avril 2013 (Zenit.org) – Ni une ONG ni une bureaucratie, l’Église ne dépend pas du nombre ni de la force des hommes, elle est « une histoire d’amour » née « dans le cœur du Père », a expliqué le pape François ce 24 avril 2013, lors de la messe en la chapelle de la Maison Sainte-Marthe, au Vatican.

Selon L’Osservatore Romano, Mgr Dominique Rey, évêque de Fréjus-Toulon, concélébrait avec le pape. Une délégation du personnel de l’Institut pour les œuvres de religion (IOR) était également présente.

Une histoire d’amour

Commentant les Actes de Apôtres 12, 24-13, le pape a fait remarquer que « la route que Jésus a voulue pour son Église est la route des difficultés, la route de la croix, la route des persécutions » et non pas celle d’une « entreprise humaine », où l’on signe « des accords pour s’agrandir ».

L’Église est en effet « autre chose » qu’une entreprise, a ajouté le pape en citant l’Évangile : « Celui qui croit en moi, ce n’est pas en moi qu’il croit, mais en celui qui m’a envoyé ». Même le Christ, a-t-il souligné, a été « envoyé, il est l’envoyé d’un autre ! ». Et quand il enseigne ses apôtres, il ne le fait « pas de lui-même » mais « de Celui qui l’a envoyé ».

Ainsi, l’Église « commence là, dans le cœur du Père, qui a eu cette idée. Je ne sais pas s’il a eu « une idée » : le Père a eu « l’amour ». Et il a commencé cette histoire d’amour, cette histoire d’amour si longue… et qui n’est pas encore terminée. Nous, hommes et femmes d’Église, sommes au milieu d’une histoire d’amour. Chacun de nous est un maillon de cette chaîne d’amour. Et si nous ne comprenons pas cela, nous ne comprenons rien de ce qu’est l’Église. C’est une histoire d’amour », a poursuivi le pape.

Et lorsque les chrétiens « se trompent », prennent de mauvaises voies, parfois même en dressant des armées pour des « guerres de religion », pour le pape François, « cela appartient à une autre histoire, ce n’est pas l’histoire d’amour [de l’Église] ».

La force de l’Église

De par sa nature, a-t-il précisé, « l’Église ne grandit pas par la force humaine ». Comment grandit-elle ? « Jésus l’a dit : comme le grain de moutarde, comme le levain dans la farine, sans bruit, et lentement ».

C’est pourquoi, a fait observer le pape, lorsqu’on se préoccupe « de sa quantité », et qu’elle devient « un peu bureaucratique, l’Église perd sa principale substance et court le risque de se transformer en une ONG. Et l’Église n’est pas une ONG. Elle est une histoire d’amour ».

Bien sûr, a-t-il ajouté, « tout est nécessaire, les bureaux sont nécessaires », mais « ils sont nécessaires jusqu’à un certain point », c’est-à-dire « comme soutien à cette histoire d’amour ». Si « l’organisation prend la première place, l’amour s’amoindrit et l’Église, appauvrie, devient une ONG. Et ce n’est pas sa route ».

Comment faire grandir l’Église ? « Non pas avec des armées, comme ce chef d’État qui a demandé combien de divisions avait le pape », a-t-il répondu. La force de l’Église « est l’Esprit-Saint, l’amour. Le Père envoie le Fils et le Fils nous donne la force de l’Esprit-Saint pour grandir, pour avancer ».

« Demandons à la Madone, qui est Mère, qu’elle nous donne la grâce de la joie, de la joie spirituelle pour cheminer dans cette histoire d’amour », a conclu le pape.

Les béatitudes, antidotes à l’arrivisme

Par PJP, 22/04/2013

ROME, 22 avril 2013 (Zenit.org) – Le pape François invite à cultiver les béatitudes comme des antidotes aux tentations, notamment de l’arrivisme présent y compris dans les « communautés chrétiennes ».

Un groupe de techniciens de Radio Vatican et du personnel de la salle de presse du Saint-Siège ont participé à la messe que le pape a célébrée dans la chapelle de la Maison Sainte-Marthe du Vatican, à 7h, ce 22 avril 2013. L’Osservatore Romano publie des extraits de son homélie.

Jésus seul est la porte

Commentant les lectures du jour, les Actes des apôtres (11,1-18) et l’évangile de Jean (10,1-10), le pape fait observer la récurrence du verbe « entrer ». Dans la première lecture, lorsque Pierre rentre à Jérusalem, les autres apôtres lui font des reproches : “tu es entré chez les païens”. Il raconte alors comment il est « entré » chez le centurion Corneille.

Dans l’Evangile, Jésus parle « d’entrer » dans la bergerie : « Je suis la porte : si quelqu’un entre en passant par moi, il sera sauvé ».

Ainsi, commente le pape, pour « entrer » dans le Royaume de Dieu, dans la communauté chrétienne, dans l’Eglise, « la porte, la vraie porte, l’unique porte est Jésus: nous devons entrer par cette porte ».

La route des béatitudes

Le pape se défend de faire une lecture « fondamentaliste » : « Non. Il s’agit seulement de ce qu’a dit Jésus : “Je suis la porte”. Tout simplement. C’est une belle porte, une porte d’amour, c’est une porte qui ne trompe pas. Elle dit toujours la vérité. Mais avec tendresse, avec amour. »

Pour le pape, la route vers Dieu est donc « très simple » et « ce que dit le Seigneur n’est pas difficile, c’est simple (…). Seul Jésus est la route. Les autres sont des voleurs et bandits. C’est très simple (…). La porte est toujours Jésus et celui qui entre par cette porte ne se trompe pas ».

Celui qui veut entrer dans le Royaume de Dieu ne peut donc « entrer que par cette porte qui s’appelle Jésus », a insisté le pape: cette porte conduit sur « une route qui s’appelle Jésus » et emmène l’homme « à la vie qui s’appelle Jésus ».

« Comment entrer par cette porte ? » demande le pape, avant de répondre: « Prends les Béatitudes et fais ce qu’elles disent : sois humble, sois pauvre, sois doux, sois juste. »

La tentation des autres portes

Et s’il y a « tant d’autres chemin qui semblent plus avantageux », ils sont trompeurs : « ils sont faux », insiste le pape François, qui invite à « ne pas écouter les autres propositions ».

Il met en garde à ce propos contre « la tentation du péché originel », qu’il définit comme « l’envie d’avoir la clé d’interprétation de tout, d’avoir le pouvoir de choisir son chemin, quel qu’il soit, de trouver sa propre porte, quelle qu’elle soit. C’est la première tentation : “tu connaîtras tout” ».

Le pape dénonce également la tentation de « vouloir être son propre maître » et non pas « d’humbles serviteurs du Seigneur ».

Toutes sont des « tentations de chercher d’autres portes ou fenêtres pour entrer dans le Royaume de Dieu », analyse-t-il.

Haro sur les arrivistes

Il y a ceux qui se trompent de porte, il y a ceux qui entrent dans l’Eglise par les mauvaises portes. A ce sujet, Jésus est « très explicite », fait remarquer le pape François : « Celui qui entre dans la bergerie sans passer par la porte mais qui grimpe par un autre endroit, celui-là est un voleur et un bandit, qui cherche son propre profit ».

Cela se passe aussi, constate le pape, « dans les communautés chrétiennes » : ces sont les « arrivistes », qui « consciemment ou inconsciemment font semblant d’entrer » mais sont en réalité « des voleurs et des bandits ».

En effet, « ils volent la gloire de Jésus, ils veulent leur gloire », explique le pape qui déplore « une religion de commerce ». Ceux-là « ne sont pas entrés par la vraie porte. La porte est Jésus, et celui qui n’entre pas par cette porte se trompe ».

C’est pourquoi il invite à demander – comme toujurs pour conclure ses homélies, selon la méthode de méditation de saint Ignace – une grâce spéciale: « la grâce de toujours frapper à cette porte » et de trouver la force de « ne pas chercher d’autres portes qui semblent plus faciles, plus confortables, plus à portée de main », mais au contraire de chercher « toujours celle-ci : Jésus ».

« Jésus ne déçoit jamais, Jésus ne trompe pas, Jésus n’est pas un voleur ni un bandit. Il a donné sa vie pour moi. Chacun de nous doit dire ceci : “toi qui a donné la vie pour moi, s’il-te-plaît ouvre, afin que je puisse entrer. Ouvre, Seigneur, car je veux entrer par cette porte. Je veux entrer par cette porte, et par aucune autre », conclut le pape.

Panorama Theme by Themocracy