Formation sur le Credo samedis 19 janvier et 9 février 2019 de 14h à 15h30

Par , 22 décembre 2018

Formation sur le Credo

Catéchèse samedi le 30 janvier 2016

Une formation sera offerte, par Père Yohann, samedis 19 janvier et 9 février 2019 de 14 h à 15 h 30, pour les catéchètes et pour tous ceux désireux de raviver leur vie spirituelle, en réfléchissant, ensemble, sur le Credo.

Soyez bienvenus!

Vitraux-installés-avril-2012-petite-version

Festivités « patronales » du samedi 26 janvier et du dimanche 27 janvier 2019

Par , 22 décembre 2018

FESTIVITÉS PATRONALES

Fête de sainte Angèle samedi 26 janvier 2019

UnknownLe banquet et la fête de sainte Angèle auront lieu samedi 26 janvier 2019 à 17 h 30. Les billets, au coût de 40 $ par adulte et de 25 $ pour les moins de 12 ans, sont déjà en vente, au presbytère ou auprès de Maria Pia De Luca au 514 323-9092.

Buffet multiculturel dimanche 27 janvier 2019

Buffet multiculturelDimanche 27 janvier 2019, il y aura une seule messe bilingue à 10h. Suite à cette messe, vous êtes invités à un buffet-partage et à une exposition multiculturelle dans la salle paroissiale!

Vente de chocolats dans le cadre de la Saint-Valentin

Par , 10 janvier 2019

Vente de chocolats de l’Abbaye Val Notre-Dame dans le cadre de la Saint-Valentin

Chocolats Abbaye Val Notre-Dame

 

Photo: https://www.abbayevalnotredame.ca/magasin/categorie/confiserie/chocolats-confiserie/

Hâtez-vous de réserver votre commande en inscrivant vos informations sur les listes situées à l’arrière de l’église ou au bureau.  Ces coffrets font d’excellents cadeaux à offrir, tout en soutenant une activité de collecte de fonds pour la paroisse.

 

Bénédiction solennelle dimanche 10 février 2019

Par , 10 janvier 2019


UnknownDimanche 10 février 2019
après chacune des messes dominicales et dans le cadre de la fête de la Saint-Valentin, il y aura bénédiction solennelle pour tous les couples mariés.

 

 

Décès de notre « frère bien-aimé » Salvatore Raccio

Par , 24 décembre 2018

Quand Jésus et Marie, la sœur de Lazare, se retrouvèrent, et qu’il la vit pleurer, elle, ainsi que ceux qui l’accompagnaient, Jésus « gémit dans l’esprit et se troubla ». Il fut si ému par leur chagrin qu’il « gémit dans l’esprit ». Voilà pourquoi « Jésus se laissa aller aux larmes ». Voir ses amis accablés de douleur l’a profondément attristé (Jean 11:33, 35).

 

Chers frères et sœurs en Jésus naissant,

Salvatore Raccio 15 décembre 2016Notre frère bien-aimé, serviteur de Jésus, « Salvatore »,  de la paroisse Sainte-Angèle, est retourné vers le Père, dans le Royaume.

Salvatore continuera sa mission de serviteur-intercesseur (je lui ai demandé 10 minutes avant son départ) auprès de nous et de sa belle paroisse.

Je vous prie de prier pour le repos de son âme et pour Antoinette, ses fils Robert, Carmine et Steve ( ainsi que les petits enfants).

Salvatore (Raccio) sera exposé au salon Loreto:

4975 boulevard des Grandes Prairies, Montréal

Vendredi 28 décembre de 14h à 17h et de 19h à 22h.

Les funérailles auront lieu à la paroisse Sainte-Angèle, samedi 29 décembre à 11h.

Merci de prier et de soutenir cette belle famille dans le deuil.

 

Votre frère pasteur et votre curé, Père Yohann

  

 

Souhaits de Père Yohann sur Facebook

Par , 23 décembre 2018

yohann-leroux-facebookCrèche de Noël48407598_10156809853578744_5937240903113506816_nSoyons attentifs au bon saint Joseph qui vient toquer à la porte de nos cœurs pour y déposer le nouveau né… LE SAINT de Dieu …
Bonne fêtes de Noël!
Joie, paix, réconciliation, pardon: Le bonheur vient!

Yohann Leroux sur Facebook

Saint Joseph, l’homme aux songes, reflet du silence

Par , 23 décembre 2018

Homélie à Sainte-Marthe:

Saint Joseph, l’homme aux songes, reflet du silence.

Saint Joseph charpentierLes mystères de la figure de saint Joseph ont longuement été évoqués par le Pape François lors de la messe à la Maison Sainte-Marthe, mardi 18 décembre 2018. 

Barbara Castelli – Cité du Vatican

https://www.vaticannews.va/fr/pape-francois/messe-sainte-marthe/2018-12/homelie-a-sainte-marthe-joseph-charpentier-pape-francois.html

 

«Laissez grandir»: c’est la parole qui nous aiderait le plus, à nous qui, par nature, voulons toujours mettre notre nez dans toute chose, surtout dans la vie des autres. «Et pourquoi tu fais ça? Pourquoi l’autre …?» Et ils commencent à bavarder, à médire… Joseph, lui, laisse grandir. Il protège et aide, mais en silence.

C’est cette attitude sage que le Pape François reconnaît à tant de parents: la capacité d’attendre, sans gronder immédiatement, même face à une erreur. Il est essentiel de savoir attendre avant de prononcer des paroles qui pourraient faire grandir. «Attendez en silence, comme Dieu le fait avec ses enfants, pour qui il apporte tant de patience», a recommandé le Souverain pontife.

L’homme aux songes

Dans son homélie, le Pape a ajouté enfin combien saint Joseph était «un homme concret, au cœur grand ouvert»; «L’homme des rêves, mais pas un rêveur».

«Le rêve est le lieu idéal de recherche de la vérité, car en plein rêve nous ne nous défendons pas. Dieu nous parle dans nos songes. Pas tout le temps, car c’est souvent notre inconscient, mais le Seigneur choisit à de nombreuses fois de nous parler à travers nos rêves. Nous le voyons dans la Bible. Joseph, lui, était un homme des songes, sans être un fantaisiste. Car un rêveur est un homme qui n’a pas les pieds sur terre, au contraire de Joseph».

 Le goût du rêve

Enfin, le Pape a souligné combien il ne fallait tout de même jamais perdre cette capacité de rêver, de s’ouvrir aux lendemains avec confiance, nonobstant les difficultés.

«Ne perdez pas la capacité de rêver l’avenir, de rêver notre famille, nos enfants, nos parents. Les prêtres non plus, ne la perdez pas, rêvez à vos fidèles, à ce que nous voulons pour eux. Rêver est ouvrir des portes, et demeurer fécond pour l’avenir»

«Joseph est l’homme qui sait accompagner en silence; c’est l’homme des songes». Ainsi le Pape caractérise saint Joseph charpentier durant son homélie à Sainte-Marthe.

La sagesse de braves parents

Dans les Saintes Écritures, nous connaissons Joseph comme un «homme juste, qui observe la loi, un travailleur humble et amoureux de Marie».

Dans un premier temps, face à l’incompréhensible, il préfère «se retirer», mais Dieu lui révèle ensuite sa mission. Joseph embrasse alors son devoir, son rôle et élève le Fils de Dieu «en silence, sans juger, sans déblatérer et sans se répandre en bavardages». 

L’aidant à grandir, à se développer, Joseph a trouvé le lieu pour faire naitre l’enfant, il l’a soigné, lui a appris le métier. Tant de choses en silence. Il ne l’a jamais considéré comme sa propriété mais l’a laissé grandir en silence.

Dieu avec nous

Par , 22 décembre 2018

« Dieu avec nous »

yohann-leroux-facebookUnknownC’est avec joie que je vous souhaite, au nom de toute l’équipe du personnel de la paroisse, un très beau temps de Noël et une belle année remplie de Dieu, afin que tous vos rêves puissent se réaliser! Que cet enfant, Sauveur nouveau-né, prenne chair en vous et vous rassure; puisse-t-il vous pacifier, vous inspirer et vous guider durant cette Nouvelle Année.

Yohann Leroux, prêtre curé

Adoration mensuelle dimanche 20 janvier 2019

Par , 22 décembre 2018

Adoration mensuelle

Unknown-1Dimanche 20 janvier 2019,  après la messe de 11 h, le Saint Sacrement sera exposé pour ceux qui désirent rester, en silence, devant le Seigneur, jusqu’à 14 h 30.

Père Yohann sera libre pour célébrer le sacrement du Pardon, durant ce moment.

 

Message pour la Journée mondiale de la paix : le Pape interpelle les politiques

Par , 20 décembre 2018

Message pour la Journée mondiale de la paix : le Pape interpelle les politiques

 Référence: https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2018-12/message-journee-mondiale-de-la-paix.html

PapeLe Message du Pape pour la Journée mondiale de la Paix, qui sera célébrée le 1er janvier 2019, a été rendu public ce mardi 19 décembre. Dans ce texte intitulé “La bonne politique est au service de la paix”, le Pape interpelle les responsables politiques quant à leur mission au service de la Maison commune.

Cyprien Viet – Cité du Vatican

Dans l’Évangile de Luc, Jésus dit à ses disciples: «Dans toute maison où vous entrerez, dites d’abord: ‘‘Paix à cette maison’’. S’il y a là un ami de la paix, votre paix ira reposer sur lui; sinon, elle reviendra vers vous». C’est avec cette accroche que le Pape développe sa réflexion pour cette Journée mondiale de la Paix qui ouvre l’année nouvelle. François suit une tradition instituée par saint Paul VI en 1968, qui avait voulu faire coïncider cette Journée mondiale de la Paix avec la Fête de Sainte-Marie Mère de Dieu, le 1er janvier.

«La ‘‘maison’’ dont parle Jésus, c’est chaque famille, chaque communauté, chaque pays, chaque continent, dans sa particularité et dans son histoire; c’est avant tout chaque personne, sans distinctions ni discriminations, explique le Pape dans ce Message. C’est aussi notre ‘‘maison commune’’: la planète où Dieu nous a mis pour y vivre et dont nous sommes appelés à prendre soin avec sollicitude.C’est donc également mon vœu au début de l’année nouvelle: ‘‘Paix à cette maison!’’».

La paix est une “fleur fragile”

François développe ensuite une réflexion tournée vers les décideurs politiques, en rappelant que «la paix est comme l’espérance dont parle le poète Charles Péguy» dans Le Porche du mystère de la deuxième vertu.

«Elle est comme une fleur fragile qui cherche à s’épanouir au milieu des pierres de la violence».Le Pape rappelle avec réalisme l’écueil fréquemment atteint par les responsables politiques:  «la recherche du pouvoir à tout prix porte à des abus et à des injustices. La politique est un moyen fondamental pour promouvoir la citoyenneté et les projets de l’homme, mais quand elle n’est pas vécue comme un service à la collectivité humaine par ceux qui l’exercent, elle peut devenir un instrument d’oppression, de marginalisation, voire de destruction».

Mais au contraire, «accomplie dans le respect fondamental de la vie, de la liberté et de la dignité des personnes, la politique peut devenir vraiment une forme éminente de charité»,précise François en reprenant une réflexion développée par son prédécesseur Benoît XVI dans son encyclique de 2009, Caritas in Veritate«Tout chrétien est appelé à vivre cette charité, selon sa vocation et selon ses possibilités d’influence au service de la pólis. […] L’engagement pour le bien commun, quand la charité l’anime, a une valeur supérieure à celle de l’engagement purement séculier et politique […] Quand elle est inspirée et animée par la charité, l’action de l’homme contribue à l’édification de cette cité de Dieu universelle vers laquelle avance l’histoire de la famille humaine.»

Un programme qui ne dépend pas de l’appartenance religieuse

Pour François, il s’agit ici d’un «programme dans lequel peuvent se retrouver tous les politiciens, de n’importe quelle appartenance culturelle ou religieuse, qui souhaitent œuvrer ensemble pour le bien de la famille humaine, en pratiquant ces vertus humaines qui sous-tendent le bon agir politique: la justice, l’équité, le respect réciproque, la sincérité, l’honnêteté, la fidélité».

Le Pape reprend aussi les ‘‘béatitudes du politique’’, proposées par le cardinal vietnamien François-Xavier Nguyen Van Thuan, décédé en 2002 et dont le procès en béatification est en cours:

«Heureux le politicien qui a une haute idée et une profonde conscience de son rôle.

Heureux le politicien dont la personne reflète la crédibilité.

Heureux le politicien qui travaille pour le bien commun et non pour son propre intérêt.

Heureux le politicien qui reste fidèlement cohérent.

Heureux le politicien qui réalise l’unité.

Heureux le politicien qui s’engage dans la réalisation d’un changement radical.

Heureux le politicien qui sait écouter.

Heureux le politicien qui n’a pas peur.»

Dans cette optique, «chaque renouvellement des fonctions électives, chaque échéance électorale, chaque étape de la vie publique constitue une occasion pour retourner à la source et aux repères qui inspirent la justice et le droit», et donc pour développer une politique qui soit au service de la paix, explique François.

Les vices de l’action politique

Malheureusement, de nombreux vices portent atteinte à cet objectif qui devrait pourtant être évident en universel: «la corruption – sous ses multiples formes d’appropriation indue des biens publics ou d’instrumentalisation des personnes –, la négation du droit, le non-respect des règles communautaires, l’enrichissement illégal, la justification du pouvoir par la force ou par le prétexte arbitraire de la ‘‘raison d’État’’, la tendance à s’accrocher au pouvoir, la xénophobie et le racisme, le refus de prendre soin de la Terre, l’exploitation illimitée des ressources naturelles en raison du profit immédiat, le mépris de ceux qui ont été contraints à l’exil», avertit le Pape.

Plutôt que de chercher à satisfaire les intérêts de certaines catégories, les politiques doivent donc chercher à servir le bien commun, notamment en tendant la main aux jeunes afin de construire les bases de l’avenir. «La vie politique authentique, qui se fonde sur le droit et sur un dialogue loyal entre les personnes, se renouvelle avec la conviction que chaque femme, chaque homme et chaque génération portent en eux une promesse qui peut libérer de nouvelles énergies relationnelles, intellectuelles, culturelles et spirituelles», insiste François, tout en reconnaissant que le contexte actuel est éloigné de cet objectif. «Nous vivons ces temps-ci dans un climat de méfiance qui s’enracine dans la peur de l’autre ou de l’étranger, dans l’angoisse de perdre ses propres avantages, et qui se manifeste malheureusement aussi, au niveau politique, par des attitudes de fermeture ou des nationalismes qui remettent en cause cette fraternité dont notre monde globalisé a tant besoin», s’alarme le Pape, qui espère voir émerger plus d’artisans de paix dans la société.

Refuser la guerre et la violence

«Cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, alors que nous nous souvenons des jeunes tombés durant ces combats et des populations civiles lacérées, aujourd’hui plus qu’hier nous connaissons la terrible leçon des guerres fratricides, à savoir que la paix ne peut jamais être réduite au seul équilibre des forces et de la peur. Maintenir l’autre sous la menace veut dire le réduire à l’état d’objet et en nier la dignité», avertit le Pape, qui dénonce une nouvelle fois la course aux armements et les discours agressifs sur les migrants: «l’escalade en termes d’intimidation et la prolifération incontrôlée des armes sont contraires à la morale ainsi qu’à la recherche d’une vraie concorde. La terreur exercée sur les personnes les plus vulnérables contribue à l’exil d’entières populations en quête d’une terre de paix. Les discours politiques qui tendent à accuser les migrants de tous les maux et à priver les pauvres de l’espérance ne sont pas justifiables.»

Le Pape invite notamment à prêter une attention particulière à la situation des enfants: «Dans le monde, un enfant sur six est touché par la violence de la guerre ou par ses conséquences, quand il n’est pas enrôlé pour devenir lui-même soldat ou otage de groupes armés. Le témoignage de ceux qui œuvrent pour défendre la dignité et le respect des enfants n’en est que plus précieux pour l’avenir de l’humanité».

Relier la paix intérieure et l’action politique

Revenant sur le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, François rappelle que la paix «est le fruit d’un grand projet politique qui se fonde sur la responsabilité réciproque et sur l’interdépendance des êtres humains. Mais elle est aussi un défi qui demande à être accueilli jour après jour. La paix est une conversion du cœur et de l’âme», explique le Pape, en invitant à relier «trois dimensions indissociables de cette paix intérieure et communautaire»:

-  La paix avec soi-même, en refusant l’intransigeance, la colère et l’impatience et, comme le conseillait saint François de Sales, en exerçant ‘‘un peu de douceur avec soi-même’’, afin d’offrir ‘‘un peu de douceur aux autres’’;

-  La paix avec l’autre: le proche, l’ami, l’étranger, le pauvre, le souffrant…; en osant la rencontre et en écoutant le message qu’elle porte avec elle;

-  La paix avec la création, en redécouvrant la grandeur du don de Dieu, et la part de responsabilité qui revient à chacun d’entre nous, en tant qu’habitant du monde, citoyen et acteur de l’avenir

«La ‘‘maison’’ dont parle Jésus, c’est chaque famille, chaque communauté, chaque pays, chaque continent, dans sa particularité et dans son histoire; c’est avant tout chaque personne, sans distinctions ni discriminations, explique le Pape dans ce Message. C’est aussi notre ‘‘maison commune’’: la planète où Dieu nous a mis pour y vivre et dont nous sommes appelés à prendre soin avec sollicitude.C’est donc également mon vœu au début de l’année nouvelle: ‘‘Paix à cette maison!’’».

La paix est une “fleur fragile”

François développe ensuite une réflexion tournée vers les décideurs politiques, en rappelant que «la paix est comme l’espérance dont parle le poète Charles Péguy» dans Le Porche du mystère de la deuxième vertu.  

«Elle est comme une fleur fragile qui cherche à s’épanouir au milieu des pierres de la violence».Le Pape rappelle avec réalisme l’écueil fréquemment atteint par les responsables politiques:  «la recherche du pouvoir à tout prix porte à des abus et à des injustices. La politique est un moyen fondamental pour promouvoir la citoyenneté et les projets de l’homme, mais quand elle n’est pas vécue comme un service à la collectivité humaine par ceux qui l’exercent, elle peut devenir un instrument d’oppression, de marginalisation, voire de destruction».

Mais au contraire, «accomplie dans le respect fondamental de la vie, de la liberté et de la dignité des personnes, la politique peut devenir vraiment une forme éminente de charité»,précise François en reprenant une réflexion développée par son prédécesseur Benoît XVI dans son encyclique de 2009, Caritas in Veritate. «Tout chrétien est appelé à vivre cette charité, selon sa vocation et selon ses possibilités d’influence au service de la pólis. […] L’engagement pour le bien commun, quand la charité l’anime, a une valeur supérieure à celle de l’engagement purement séculier et politique […] Quand elle est inspirée et animée par la charité, l’action de l’homme contribue à l’édification de cette cité de Dieu universelle vers laquelle avance l’histoire de la famille humaine.»

Un programme qui ne dépend pas de l’appartenance religieuse

Pour François, il s’agit ici d’un «programme dans lequel peuvent se retrouver tous les politiciens, de n’importe quelle appartenance culturelle ou religieuse, qui souhaitent œuvrer ensemble pour le bien de la famille humaine, en pratiquant ces vertus humaines qui sous-tendent le bon agir politique: la justice, l’équité, le respect réciproque, la sincérité, l’honnêteté, la fidélité».

Le Pape reprend aussi les ‘‘béatitudes du politique’’, proposées par le cardinal vietnamien François-Xavier Nguyen Van Thuan, décédé en 2002 et dont le procès en béatification est en cours:

«Heureux le politicien qui a une haute idée et une profonde conscience de son rôle.

Heureux le politicien dont la personne reflète la crédibilité.

Heureux le politicien qui travaille pour le bien commun et non pour son propre intérêt.

Heureux le politicien qui reste fidèlement cohérent.

Heureux le politicien qui réalise l’unité.

Heureux le politicien qui s’engage dans la réalisation d’un changement radical.

Heureux le politicien qui sait écouter.

Heureux le politicien qui n’a pas peur.»

Dans cette optique, «chaque renouvellement des fonctions électives, chaque échéance électorale, chaque étape de la vie publique constitue une occasion pour retourner à la source et aux repères qui inspirent la justice et le droit», et donc pour développer une politique qui soit au service de la paix, explique François.

Les vices de l’action politique

Malheureusement, de nombreux vices portent atteinte à cet objectif qui devrait pourtant être évident en universel: «la corruption – sous ses multiples formes d’appropriation indue des biens publics ou d’instrumentalisation des personnes –, la négation du droit, le non-respect des règles communautaires, l’enrichissement illégal, la justification du pouvoir par la force ou par le prétexte arbitraire de la ‘‘raison d’État’’, la tendance à s’accrocher au pouvoir, la xénophobie et le racisme, le refus de prendre soin de la Terre, l’exploitation illimitée des ressources naturelles en raison du profit immédiat, le mépris de ceux qui ont été contraints à l’exil», avertit le Pape.

Plutôt que de chercher à satisfaire les intérêts de certaines catégories, les politiques doivent donc chercher à servir le bien commun, notamment en tendant la main aux jeunes afin de construire les bases de l’avenir. «La vie politique authentique, qui se fonde sur le droit et sur un dialogue loyal entre les personnes, se renouvelle avec la conviction que chaque femme, chaque homme et chaque génération portent en eux une promesse qui peut libérer de nouvelles énergies relationnelles, intellectuelles, culturelles et spirituelles», insiste François, tout en reconnaissant que le contexte actuel est éloigné de cet objectif. «Nous vivons ces temps-ci dans un climat de méfiance qui s’enracine dans la peur de l’autre ou de l’étranger, dans l’angoisse de perdre ses propres avantages, et qui se manifeste malheureusement aussi, au niveau politique, par des attitudes de fermeture ou des nationalismes qui remettent en cause cette fraternité dont notre monde globalisé a tant besoin», s’alarme le Pape, qui espère voir émerger plus d’artisans de paix dans la société.

Refuser la guerre et la violence

«Cent ans après la fin de la Première Guerre mondiale, alors que nous nous souvenons des jeunes tombés durant ces combats et des populations civiles lacérées, aujourd’hui plus qu’hier nous connaissons la terrible leçon des guerres fratricides, à savoir que la paix ne peut jamais être réduite au seul équilibre des forces et de la peur. Maintenir l’autre sous la menace veut dire le réduire à l’état d’objet et en nier la dignité», avertit le Pape, qui dénonce une nouvelle fois la course aux armements et les discours agressifs sur les migrants: «l’escalade en termes d’intimidation et la prolifération incontrôlée des armes sont contraires à la morale ainsi qu’à la recherche d’une vraie concorde. La terreur exercée sur les personnes les plus vulnérables contribue à l’exil d’entières populations en quête d’une terre de paix. Les discours politiques qui tendent à accuser les migrants de tous les maux et à priver les pauvres de l’espérance ne sont pas justifiables.»

Le Pape invite notamment à prêter une attention particulière à la situation des enfants: «Dans le monde, un enfant sur six est touché par la violence de la guerre ou par ses conséquences, quand il n’est pas enrôlé pour devenir lui-même soldat ou otage de groupes armés. Le témoignage de ceux qui œuvrent pour défendre la dignité et le respect des enfants n’en est que plus précieux pour l’avenir de l’humanité».

Relier la paix intérieure et l’action politique

Revenant sur le 70e anniversaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme, François rappelle que la paix «est le fruit d’un grand projet politique qui se fonde sur la responsabilité réciproque et sur l’interdépendance des êtres humains. Mais elle est aussi un défi qui demande à être accueilli jour après jour. La paix est une conversion du cœur et de l’âme», explique le Pape, en invitant à relier «trois dimensions indissociables de cette paix intérieure et communautaire»:

-  La paix avec soi-même, en refusant l’intransigeance, la colère et l’impatience et, comme le conseillait saint François de Sales, en exerçant ‘‘un peu de douceur avec soi-même’’, afin d’offrir ‘‘un peu de douceur aux autres’’;

-  La paix avec l’autre: le proche, l’ami, l’étranger, le pauvre, le souffrant…; en osant la rencontre et en écoutant le message qu’elle porte avec elle;

-  La paix avec la création, en redécouvrant la grandeur du don de Dieu, et la part de responsabilité qui revient à chacun d’entre nous, en tant qu’habitant du monde, citoyen et acteur de l’avenir.

 

 

 

 

 

 

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