Histoire du coquelicot

Par , 3 novembre 2018

Histoire du coquelicot

imagesChaque année en novembre, le coquelicot jaillit par millions sur les cols à revers et boutonnières des Canadiens et des Canadiennes. La portée du coquelicot peut être retracée jusqu’aux guerres napoléoniennes au 19e siècle, soit quelque 110 années avant même que le Canada ne l’adopte. Les archives datant de cette époque nous laissent savoir la densité avec laquelle les coquelicots fleurissaient sur les tombes des soldats dans la région des Flandres, en France. Des champs dont on disait que la terre était stérile avant la guerre ont explosé avec des fleurs de couleur rouge sang après la fin des batailles. À la suite des immenses bombardements de la guerre, les sols calcaires sont devenus riches en chaux en raison des décombres, permettant ainsi au « popaver rhoeas » de se développer et de prospérer. À la fin de la guerre, la chaux fut rapidement absorbée et les coquelicots se sont mis de nouveau à disparaître.

Le lieutenant-colonel John McCrae, de Guelph en Ontario, un médecin militaire canadien durant la Première Guerre mondiale, a été le premier à reconnaître le coquelicot au Canada et au sein du Commonwealth. En effet, en mai 1915, John McCrae est celui qui a griffonné sur un bout de papier le poème « In Flanders Fields » (« Les cimetières flamands ») le jour suivant le décès d’un ami et frère d’armes. Il était loin de se douter alors que ses 13 lignes deviendraient intronisées au panthéon des pensées les plus profondes et des cœurs de tous ceux et celles qui les liraient. Aujourd’hui, le coquelicot est porté chaque année pendant la période du Souvenir pour honorer ceux qui sont morts en service pour le Canada. … il est le souvenir de ceux et celles qui sont tombés au combat et qui demeurent toujours vivant dans nos cœurs. Prions pour eux, leurs familles et pour la paix dans nos cœurs et dans notre monde.

 

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