Sortie cabane à sucre samedi 27 avril 2019

Par , 12 avril 2019

Érablière2Sortie Cabane à Sucre à L’Érablière Bertrand (Mirabel), samedi 27 avril 2019 Venez vous sucrer le bec en famille et entre amis pour vivre un beau moment de fraternité.  Des billets sont en vente au coût de 33$ :  repas et déplacement en autobus.  Le départ se fera à partir de la Paroisse à 11h et le retour est prévu pour 17h.

 

Fête Haïtiano-Africaine-Malgache (Madagascar): Dimanche 5 mai suivant la messe de 11h

Par , 12 avril 2019

FêteFête Haïtiano-Africaine-Malgache Dimanche 5 mai suivant la messe de 11h. La communauté africano-haïtienne organise une fête pour mieux faire connaitre leurs richesses culturelles.  Venez donc nombreux pour assister à une présentation musicale, danse, dégustation et exposition d’œuvre d’art.  Les billets d’admission sont en vente au prix de 10$ adultes et 5$ pour les jeunes de 14 ans et moins.

 

Messe commémorative rwandaise samedi 6 avril à 13h

Par , 3 avril 2019

Messe commémorative rwandaise

UnknownSamedi 6 avril à 13h, sera célébrée une messe commémorative pour les victimes du génocide rwandais (1990-1994)

Vous êtes tous invités à cette célébration.

Triduum Pascal et Horaire des Jours Saints

Par , 3 avril 2019

 

Triduum Pascal et Horaire des Jours Saints 

imagesQu’est-ce que le Triduum pascal ?  Mot latin signifiant « un espace de trois jours », le Triduum pascal, qui va de la messedu soir le Jeudi Saint au dimanche de Pâques inclus, est le centre de gravité de l’année liturgique.

De la Cène à la Résurrections’écoulent ces trois jours auxquels le Seigneur a souvent fait allusion dans l’Évangile et qui, ensemble, constituent le Mystère pascal.

Lors de la dernière Cène, Jésus a offert son Corps et son Sang en nourriture à ses Apôtres. La célébration du Jeudi Saint fait mémoire du Lavement des pieds, qui a la même signification que l’Eucharistie : Jésus est venu pour se faire serviteur et offrir sa vie.

 

Dans la liturgie du Vendredi Saint, nous méditons le mystère de la mort du Christ et nous adorons la Croix, sur laquelle l’œuvre du salut est accomplie.

À la suite à ce combat victorieux, l’Église contemple le Christ au tombeau, dans le « repos » du Samedi Saint. Elle est comme Marie, parfaite croyante qui conserva la foi et qui espéra contre toute espérance en la résurrection de Jésus.

Après la longue veille dans l’obscurité de la Vigile pascale, l’Alléluia de la résurrection retentit de nouveau. Le feu de l’amour de Dieu illumine la nuit : le Christ a vaincu la mort et nous, avec Lui.

Jeudi Saint 18 avril 19h30 : Messe bilingue de la Cène du Seigneur

Vendredi Saint 19 avril : 13h: Chemin de la Croix ; 15h: Vénération de la Croix

Samedi Saint 20 avril : 19h30:Veillée pascale

Dimanche de Pâques 21 avril : Horaire des messes dominicales: 9h en italien et 11h en français

 

 Lundi de Pâques : Congé! 

UnknownLe bureau est fermé et il n’y aura pas de messe.

La famille et la Foi

Par , 22 mars 2019

Capsule du mois : La famille et La Foi

Famille et FoiL’éducation des enfants doit être caractérisée par un cheminement de transmission de la foi, rendu difficile par le style de vie actuel, les horaires de travail, la complexité du monde contemporain où beaucoup vont à un rythme frénétique pour pouvoir survivre.

Toutefois, la famille doit continuer d’être le lieu où l’on enseigne à percevoir les raisons et la beauté de la foi, à prier et à servir le prochain. Cela commence par le baptême (…).
Ensuite, commence le cheminement de la croissance de cette vie nouvelle. La foi est un don de Dieu reçu au baptême, et elle n’est pas le résultat d’une action humaine ; cependant, les parents sont des instruments de Dieu pour sa maturation et son développement. (…) La transmission de la foi suppose que les parents vivent l’expérience réelle d’avoir confiance en Dieu, de le chercher, d’avoir besoin de lui(…)

Cela demande que nous implorions l’action de Dieu dans les cœurs, là où nous ne pouvons parvenir. (…) Donc, nous savons que nous ne sommes pas les propriétaires du don, mais ses administrateurs vigilants.

Extraits (n°287) d’Amoris Laetitia du Pape François

 

Comment transmettre la foi à nos enfants

 Aux yeux de Jésus, les enfants sont très importants.  Il les prend même comme exemple : “En vérité, je vous le dis, si vous ne vous convertissez et si vous ne devenez comme les petits enfants, vous n’entrerez point dans le royaume des cieux”. Il ajoute qu’être pour l’un d’eux une occasion de chute est très grave.

En tant que parents, nous aimons bien sûr nos enfants, et notre premier désir est qu’ils soient en santé et globalement épanouis.  Comment transmettons-nous, alors, la foi à nos jeunes ados ?

Quelques pistes de réflexion?  Comment transmettre la Foi??

La foi n’est pas un comprimé que l’on donne, ni une croyance vague, ni des lois religieuses, autrement ce serait facile ! Transmettre la foi, c’est rendre nos enfants “amoureux” de Dieu.  Comment faire ?

  1. … en aimant Dieu. Le but de notre vie en Christ est d’aimer Dieu et de développer cet amour à travers les membres de notre famille et dans la réalité dans laquelle nous vivons.Aimer Dieu implique de chercher à le connaître, de cultiver son intimité, de vivre selon ses lois, de vivre concrètement sous son aile.

Notre vie doit témoigner de ce Jésus-Christ que nous prêchons. Pour communiquer cette passion, nous devons y consacrer de l’énergie, du temps, en parler non pas comme une contrainte, mais comme un privilège, montrer que nous aimons Dieu : c’est la première “recette” pour transmettre la foi à nos enfants.

  1. … en aimant la Parole de Dieu. La deuxième “recette” est donc : aimer la Parole. Avant de chercher à transmettre la foi, il faut avant tout vivre sa foi. Bon nombre d’enfants ont refusé d’embrasser la foi, parce qu’ils ont vu, dans leurs parents comme dans l’église, une hypocrisie monumentale. Bon nombre de parents ont voulu forcer la foi de leurs enfants en l’imposant, alors que l’objectif, c’est que nos enfants aiment le Seigneur.
  2. …en donnant l’exemple, « Nous avons tous la responsabilité de donner le meilleur que nous avons et ce meilleur, c’est la foi : il faut la leur donner par l’exemple ! Les mots sont inutiles… Aujourd’hui, les mots ne servent à rien ! Dans ce monde d’image, ils ont tous un portable et les mots sont inutiles… L’exemple ! L’exemple ! Qu’est-ce que je leur donne ? » Pour transmettre la foi, il faut créer des habitudes de conduite ; il faut créer les conditions permettant d’accueillir les valeurs capables de la préparer et de la faire grandir ; et il faut aussi donner un contenu de base. Si nous voulons transmettre la foi uniquement avec son contenu, alors ce sera seulement quelque chose de superficiel ou d’idéologique, sans point d’ancrage. La transmission doit s’appuyer sur le contenu avec les valeurs, le sens des valeurs et les habitudes, des habitudes de conduite. Les conseils que nous donnaient autrefois nos confesseurs quand nous étions enfants – « cette semaine faites ceci, ceci et cela… » – nous suggéraient une habitude de conduite et pas seulement un contenu, mais des valeurs. C’est dans ce cadre que doit se passer la transmission de la foi. »  Pape François

Au terme de son ouvrage, l’auteur, Jean-Marie Petitclerc, nous laisse avec cette pensée : « On ne peut transmettre l’amour aux jeunes en tenant de grands discours sur l’amour; on ne peut le faire qu’en aimant les jeunes. On ne peut transmettre l’espérance; on ne peut le faire qu’en partageant son espérance avec les jeunes. Il en va de même pour la foi. On ne peut transmettre la foi qu’en croyant aux jeunes, en leur faisant confiance et surtout en faisant confiance à Dieu. »

 

 

 

idées de jeûne proposées par le Pape François

Par , 6 mars 2019

Voici quelques idées de jeûne proposées par le Pape François pour le Carême :

Référence: Texte partagé par Yohann Leroux sur Facebook
Photo par Caterina Staltari

Carême 2019 ParoisseIMG_2485- Jeûne de paroles blessantes : que tes lèvres ne prononcent que des paroles de bénédiction.
- Jeûne de critiques et de médisances : bienveillance et miséricorde doivent habiter ton âme.
- Jeûne de mécontentement : que douceur et patience deviennent tes compagnes de chaque jour.
- Jeûne de ressentiment : que ton cœur cultive la gratitude.
- Jeûne de rancune : que le pardon ouvre toutes les portes qui t’ont été fermées.
- Jeûne d’égoïsme : que la compassion et la charité fleurissent à chacun de tes pas.
- Jeûne de pessimisme : que l’espérance ne quitte jamais ton esprit.
- Jeûne de préoccupations et d’inquiétudes inutiles : que règne en toi la confiance en Dieu.
- Jeûne d’occupations superficielles : que la prière emplisse tes journées.
- Jeûne de paroles futiles : que le silence et l’écoute t’aident à entendre en toi le souffle de l’Esprit Saint.

Bon Saint temps de carême à tous et à toutes!

  

 

Fromages de l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac

Par , 6 mars 2019

Fromages de l’Abbaye de Saint-Benoît-du-Lac 

Fromages

Fromages Saint-Benoit-du-Lac.  Nous vous remercions de venir récupérer votre commande lors des périodes de ventes suivantes : vendredi 12 avril de 18h30 à 20h, samedi 13 avril de 15h à 17h et dimanche après les messes dominicales et en semaine, au bureau,  du lundi au jeudi à compter de 13h. 

Mercredi des Cendres, 6 mars 2019, 19h

Par , 3 mars 2019

Mercredi des Cendres, 6 mars 2019, 19h

Mercredi des cendresPour souligner l’entrée en Carême, ce mercredi, s’est développé le geste symbolique d’imposition des cendres.

Les cendres sont un symbole de deuil et de pénitence.

On trouve déjà le symbolisme des cendres dans l’Ancien Testament. Il évoque, en gros, la représentation du péché et la fragilité de l’être. On peut y lire que, quand l’homme se recouvre de cendres, c’est qu’il veut montrer à Dieu qu’il reconnaît ses fautes. Par voie de conséquence, il demande à Dieu le pardon de ses péchés : il fait pénitence.

Si la cendre évoque la faiblesse de l’homme (cf. Genèse 3, 19 « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras en poussière ». Elle évoque aussi le péché et la fragilité de l’homme (cf. Sagesse 15, 10; Ézéchiel 28, 18; Malachie 3, 21) et son regret du péché (cf. Judith 4, 11-15; Ézéchiel 27, 30).

Pour les chrétiens, l’imposition des cendres est avant tout, un rite pénitentiel dont la signification est portée par la phrase que prononce le prêtre en faisant le geste: « Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » (Marc 1, 15)

 

Message de l’Assemblée des évèques catholiques du Québec (AECQ)

Par , 2 mars 2019

UN MESSAGE DE L’Assemblée des évêques catholiques du Québec (AECQ)

Déclaration des évêques catholiques du Québec à la suite de la réunion de Rome sur les abus dans l’Église

Montréal, le 25 février 2019 – Le pape François avait convoqué à Rome du 21 au 24 février les présidents des conférences épiscopales nationales à propos de la Protection des personnes mineures dans l’Église. Dans sa Lettre au peuple de Dieu du 20 août 2018, le pape François écrivait : «Avec honte et repentir, en tant que communauté ecclésiale, nous reconnaissons que nous n’avons pas su être là où nous le devions, que nous n’avons pas agi en temps voulu en reconnaissant l’ampleur et la gravité du dommage qui était infligé à tant de vies. Nous avons négligé et abandonné les petits.» Le but de la rencontre était de reconstruire la crédibilité de l’Église et le sentiment de confiance des gens à son égard, en faisant en sorte que les évêques prennent conscience du drame et de la douleur des victimes et pour qu’ils assument leurs responsabilités. Pour y arriver, les travaux se sont concentrés sur les thèmes de la responsabilité, de la reddition de compte et de la transparence. Les évêques catholiques du Québec saisissent l’occasion de cette rencontre pour réaffirmer leur profond engagement à poursuivre leurs efforts pour que jamais plus l’Église catholique du Québec ne soit impliquée de quelques manières que ce soit dans des gestes et des comportements inqualifiables qui portent une grave atteinte à la dignité des enfants et blessent leurs proches. Notre détermination est tout aussi grande pour que, dans un souci de vérité, de justice et de guérison, les agresseurs soient dénoncés aux autorités compétentes et qu’ils répondent de leurs gestes. Nous voulons surtout pouvoir prendre soin des victimes, participer à leur guérison et contribuer à ce qu’une réconciliation soit possible, qui leur apportera la paix et la tranquillité. Entretemps, nous accompagnons le pape François de notre amitié et de notre prière, de même que tous les évêques du monde entier, pour que l’Esprit Saint nous inspire les paroles et les gestes qui sauront faire la vérité et construire un avenir sécuritaire pour tous dans l’Église.

 

« Face au mystère du mal, défendre les petits contre les loups voraces. » (Pape François)

Par , 24 février 2019

« Face au mystère du mal, défendre les petits contre les « loups voraces. » (Pape François)

Référence pour le texte et la photo : https://www.vaticannews.va/fr/pape/news/2019-02/pape-francois-discours-final-rencontre-protection-mineurs-vatiab.html

Pape FrançoisEn concluant la rencontre internationale sur la protection des mineurs dans l’Église ce dimanche, au Vatican, le Pape François a fermement condamné les «abominations» que constituent les abus sur mineurs, -sous toutes leurs formes-, et derrière lesquels se cache «la main du mal» qui n’épargne pas l’innocence des petits.

Manuella Affejee- Cité du Vatican

Le Pape a pris la parole après la messe célébrée dans la salle Royale du Vatican, à laquelle ont participé tous les présidents des conférences épiscopales, les patriarches des Églises orientales, les responsables de la Curie romaine, supérieurs et supérieures généraux des congrégations religieuses conviées à cette rencontre inédite.

Le Souverain Pontife a d’abord tenu à rappeler combien le phénomène des abus sur mineurs était «historiquement répandu, dans toutes les cultures et les sociétés», connu de tous, mais tabou, et donc peu ou pas dénoncé. Les statistiques publiées aujourd’hui demeurent parcellaires, mais elles donnent tout de même une idée de l’ampleur de ce fléau qui frappe surtout les familles, ou les milieux de l’école et du sport, pour ne citer qu’eux.

Le mystère du mal

Mais attention, précise le Pape: l’universalité de ce problème «n’atténue pas sa monstruosité à l’intérieur de l’Église», touchée elle aussi de plein fouet. Le scandale en est même plus éclatant, au regard de l’autorité morale qu’elle représente. Aussi, lorsqu’une personne consacrée, choisie par Dieu, «se laisse asservir par sa propre fragilité humaine», elle devient l’instrument de Satan, assène François avec gravité. Dans la colère légitime que les abus suscitent, l’Église voit un «reflet de la colère de Dieu, trahi et frappé par ces consacrés malhonnêtes». «L’écho du cri silencieux des petits, qui au lieu de trouver en eux une paternité et des guides spirituels ont trouvé des bourreaux, fera trembler les cœurs anesthésiés par l’hypocrisie et le pouvoir. Nous avons le devoir d’écouter attentivement ce cri silencieux étouffé». Devant ce mystère du mal, l’Église veut s’engager pleinement et résolument dans ce combat contre les abus, qui touchent le cœur même de sa mission : «annoncer l’Évangile aux petits et les protéger des loups avides». Et le Pape le promet: si l’Église détecte en son sein un seul cas d’abus, elle l’affrontera sans vaciller.

Mesures spirituelles

Ces «abominations» que l’on inflige aux enfants, -et le Pape parle ici de tous les abus dont ils sont victimes-, sont comparables aux sacrifices humains pratiqués dans le passé au sein de certaines cultures. Aujourd’hui, ces petits sont présentés en offrandes sur les autels «du pouvoir, de l’argent, de l’orgueil, de l’arrogance». Aucune explication empirique ne pourra jamais éclairer complètement cette cruauté, ni sa signification. Mais pour le Pape, ce phénomène n’est rien de moins que «la manifestation flagrante, agressive et destructrice» du mal qui se sent «maitre du monde et pense avoir vaincu». «Dans ces cas douloureux, a encore ajouté François, je vois la main du mal qui n’épargne même pas l’innocence des petits». Cette réalité impose de prendre des «mesures spirituelles», en plus de celles pratiques proposées par la société: l’humiliation, la prière, la pénitence. Ce sont elles qui aident à vaincre l’esprit du mal, comme Jésus l’a fait.

Les écueils à éviter

L’Église, par la voix du Souverain Pontife, se donne donc pour objectif d’écouter, protéger et soigner les «mineurs abusés, exploités et oubliés, où qu’ils se trouvent». Il faut pour cela se mettre «au-dessus des polémiques idéologiques et des politiques journalistiques qui instrumentalisent souvent, pour des intérêts divers, même les drames vécus par les petits». L’heure est à la collaboration «pour éradiquer cette brutalité du corps de l’humanité», en évitant de sombrer dans un justicialisme mû par le sens de la faute et la pression médiatique et l’autodéfense «qui n’affronte pas les causes et les conséquences de ces graves délits».

7 stratégies

L’évêque de Rome mentionne tout un ensemble de mesures, appelé «INSPIRE», validé par l’OMS et un groupe d’agences internationales, soit 7 stratégies pour «mettre fin à la violence contre les enfants» qui inspireront le travail de l’Église, nourri par ce qui a déjà été accompli.

Parmi ces points, la protection des enfants de tout abus psychologique et physique; un engagement qui requiert un «sérieux irréprochable»: «je voudrais redire ici que l’Église ne se ménagera pas pour faire tout ce qui est nécessaire afin de livrer à la justice quiconque aura commis de tels délits. L’Église ne cherchera jamais à étouffer ou à sous-estimer aucun cas», a affirmé le Pape.

Reconnaître ses manquements

Autre point fondamental: la purification, qui nécessite de «s’accuser soi-même» et non les autres, de reconnaître ses manquements, ses faillites, ses erreurs, «comme personne et comme institution». «Malgré les mesures prises et les progrès faits en matière de prévention des abus, il convient d’imposer un engagement perpétuel et renouvelé à la sainteté des pasteurs dont la configuration au Christ Bon Pasteur est un droit du peuple de Dieu». Une formation équilibrée des candidats au sacerdoce revêt en cela une importance cruciale.

Le Pape insiste également sur l’unité des évêques «dans l’application de mesures qui ont valeur de normes et non pas uniquement d’orientations». «Aucun abus ne doit jamais être couvert (comme ce fut le cas par le passé) et sous-évalué, étant donné que la couverture des abus favorise l’expansion du mal et ajoute un nouveau scandale», a-t-il rappelé.

Accompagner les victimes

Une attention toute particulière doit être portée aux victimes, qu’il faut accompagner. Les blessures «indélébiles» qui leur ont été faites peuvent mener à l’autodestruction; l’Église a, en conséquence, le devoir de leur offrir tout le soutien nécessaire. Ne pas avoir peur de «perdre du temps» dans l’écoute dans leurs souffrances.

Monde digital et tourisme sexuel

Les abus sur mineurs dans les contextes du monde digital et du tourisme sexuel attirent également l’attention du Saint-Père : «nous devons nous engager afin que les jeunes gens et les jeunes filles, en particulier les séminaristes et le clergé, ne deviennent pas des esclaves de dépendances fondées sur l’exploitation et l’abus criminel des innocents et de leurs images et sur le mépris de la dignité de la femme ainsi que de la personne humaine». Il rappelle également les normes édictées par Benoît XVI en 2010, qui avaient ajouté comme nouveau délit : «l’acquisition, la détention ou la divulgation» par un clerc «d’images pornographiques de mineurs […], de quelque manière que ce soit et quel que soit l’instrument employé». L’âge du mineur en question était alors établi à 14 ans. «À présent nous estimons nécessaire de hausser cette limite d’âge pour étendre la protection des mineurs et insister sur la gravité de ces faits», a précisé le Pape.

Remerciement au saint Peuple de Dieu

Le Pape François a enfin conclu sa longue intervention en remerciant les prêtres, religieux, religieuses et consacré(e)s «qui servent le Seigneur fidèlement, et qui se sentent déshonorés et discrédités par les comportements honteux de quelques-uns de leurs confrères». Il exprime également sa gratitude au saint Peuple de Dieu, qui dans un silence quotidien et sous plusieurs formes, continue de témoigner que le Seigneur n’abandonne pas. «Ce sera précisément ce saint Peuple de Dieu qui nous libérera du fléau du cléricalisme, terrain fertile de toutes ces abominations».

En appelant l’Église à une conversion personnelle et collective, le Pape enjoint aussi toutes autorités et tous les individus concernés à s’emparer de la lutte contre les abus sur mineurs, afin d’éradiquer «ces crimes abominables de la surface de la Terre».

Lire ici l’intégralité du discours du Pape.

 

 

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